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INTERVIEW : YUMA GUMA

El Mexican Tour

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[15 mars 2019]
Installés dans les backstage de Jean Louis La Nuit, on a profité des derniers instants qui nous séparaient du live des Yuma’s pour leur poser quelques questions et revenir sur leur tournée au Mexique. Bonne lecture !

Hello Yuma Guma ! Alors parlez-nous un peu de la genèse du projet.
Lucas: Yuma Guma est né dans un bâtiment à Boulogne où nous avions l’occasion de nous réunir pour des jams ! On a toujours joué ensemble là-bas et l’idée d’un projet musical est née naturellement. On a commencé à y organiser des teufs ce qui nous a permis de choper des dates à l’extérieur et de se lancer.

Playlist Spotify Yuma Guma X Jean Louis La Nuit

Comment vous est venue l’idée de jouer avec vos instrus en club ?
Geoffroy: On vient tous les trois de la scène rock parisienne, c’était cool mais j’en avais un peu marre de jouer en début de soirée. En parallèle, on a commencé à faire des teufs techno et découvert la musique électronique. En voyant l’ambiance de ces teufs je me suis dit “merde c’est là que je veux jouer”. On avait pas de batteur, du coup on a commencé à récupérer des boîtes à rythmes pour y coller nos instruments de prédilection.

Guillaume: Là ça a très vite fonctionné, on s’est mis naturellement à produire de la musique plus électronique, préparer un EP et un petit live s’articulant autour. Je me rappelle très bien la première fois que j’ai posé ma basse sur une boite à rythme, ça sonnait french touch direct, j’étais sur le cul.

Pourquoi Yuma Guma ?
Lucas: C’est un petit clin d’oeil à l’album “Umma Gumma” des Pink Floyd.

Depuis combien de temps vous connaissez-vous tous les trois ?
Geo: Lucas et moi depuis le primaire et Guillaume depuis le collège. C’est assez cool de se retrouver ensemble aussi longtemps après !

Lucas: On a été très influencé il y a quelques années par la scène rock psyché. Ce son planant, hypnotique qui se rapproche de la musique électronique par certains aspects. Elle peut être aussi très pop notamment lorsqu’on écoute des projets comme Tame Impala.

Geo: On a commencé à vraiment faire de la prod avec Ableton, de là on s’est rendu compte qu’il y avait un panel incroyable de possibilités, dans la continuité de ce qu’on faisait avec nos groupes d’avant. Jouer en club aide aussi, tu peux prendre le temps d’y installer l’ambiance que tu veux, les gens sont réceptifs, l’atmosphère s’y prête bien.

Yuma Guma – Cosmic Baby

Vous commencez à avoir quelques dates au compteur, quel est votre plus grand souvenir de live?
Geo: Oh il y en a eu pas mal. On a joué pour une teuf sauvage au fin fond du Bois de Vincennes. On avait joué la veille et je me souviens qu’on avait galéré à trouver le spot qui était quasi inaccessible. En arrivant il y avait une ambiance de feu, et on a fait un super live. Les flics se sont quand même pointés pour déloger tout le monde au petit matin, ils avaient l’air d’avoir autant galéré que nous pour trouver le spot !

Guillaume: Au final plus les teufs sont à l’arrache, mieux c’est. Une fois que t’es branché, que tu sens qu’il y a du monde, un mood, c’est toujours un bon live.

Lucas : Ce qui est cool c’est qu’on fait la teuf quand on est sur scène, on prend autant de plaisir que si on était juste en face dans la fosse.

Vous revenez d’un mois au Mexique. Quel est le moment le plus épique que vous ayez vécu durant cette tournée ?

Geo: Quand on s’est fait arrêté par une milice privée dans le Guerrero avec tout le matos. 15 pelos avec leurs cagoules et fusils d’assault sur une petite route de montagne, on ne faisait pas les malins. Gros stress mais les gars sont devenus cool quand ils ont aperçu les guitares.

Lucas: Merci à Rodrigo, notre pote du collectif Casa Disco, pour le raccourci, hein !

 

Est-ce que vous avez ressenti une différence entre le public mexicain et français?

Gui: Ce qui est bien c’est que tu ne connais absolument personne. Mais dès que tu commences à jouer tu as directement des gens qui te tendent des verres avec un grand sourire.  

Lucas : Il ont un côté très latin, très expressif. Ce sont des bons vivants. D’ailleurs on remerciera jamais assez les collectifs qui nous ont si bien accueilli: Casa Disco et Rituel.

Cerrone – African Voodoo (Yuma Guma remix)

Quel est votre procédé pour créer un son? Comment vous vous organisez ?

Lucas : On se réunit avec nos machines comme en live et on jam ensemble. Une idée ressort, on enregistre une mini démo.

Geo: A partir de cette idée on approfondit la chanson et on finit par proder ça entre nous.

 

Qu’est-ce que vous pourriez conseiller à un petit gars qui se lance dans la musique ?

Lucas: on se lance aussi donc je sais pas si on est légitime ahahah. En tout cas sortir du contenu de qualité régulièrement me semble un bon début.

 

Guillaume : Ce qui est important c’est de jouer live et de rencontrer des gens, se confronter. Si tu restes dans ta cave et que t’essaies d’avancer sans avoir de contact avec le public tu peux tourner en rond et pas forcément aller dans la bonne direction.

Geo: Tenter des choses et avoir confiance en toi et en ta musique. Parfois certaines personnes vont trouver ta musique incroyable et d’autres vont trouver ça naze, tu ne peux pas plaire à tout le monde.Il faut donc apprendre à aimer ce que tu fais et te moquer du regard des autres, c’est valable pour tout d’ailleurs.

 

Qu’est-ce que vous planifiez pour la suite?

Geo: On s’apprête à sortir notre deuxième EP. Il est une évolution de ce que l’on propose depuis le début : beaucoup plus inspiré par la French Touch. C’est un concentré de toutes les ambiances qui ont pu nous bercer ces derniers mois.

Lucas: Il garde ce côté très live, très organique qui est propre à Yuma Guma.

Yuma Guma – Level Up (EP#2)

Merci les gars et bon concert !

 

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